1ère Lettre ouverte à Christian ESTROSI.

Pascal DELIRE
466, avenue Saint Hubert
06700 Saint Laurent du Var
06.78.13.02.08
pascal.delire@sfr.fr

 

Monsieur Christian ESTROSI
Député - Maire de Nice
Président de Nice Côte d’Azur
5, rue de l’hôtel de Ville
06364 Nice Cedex 4

 

Monsieur le Président,
Monsieur le Maire,

Vous n’ignorez pas que j’ai été licencié de la ST2N (Société Nouvelle des Transports de l'Agglomération Niçoise) le 2 juillet 2013 suite à la retranscription par Nice Matin d’une partie de mon opinion quant au tracé de la future ligne 2 du tramway (édition du 18 mai 2013).

Mieux que quiconque, vous savez que cette diffusion journalistique partielle de mon avis n’était contraire ni aux intérêts de la ST2N, ni à une quelconque règle ou disposition de confidentialité notamment parce que :

  • Dès juillet 2012, vous avez décidé de la reprise en régie de la partie urbaine du réseau de transport en commun à compter de septembre 2013 (telle que confiée jusqu’alors à la ST2N) ;
  • Vous avez naturellement notifié immédiatement cette décision à la ST2N et l’avez rendue publique ;
  • Dès juillet 2012, le fait que la ST2N n’exploiterait pas la ligne 2 du tramway est devenu notoire ;
  • Sur votre impulsion et sous votre égide, le tracé de la ligne 2 du tramway a été défini sur la base de consultations et débats publics.

Vous savez donc, Monsieur, le caractère fallacieux de mon licenciement : « Il y avait un risque réel et sérieux, pour ST2N, à cette communication sur un sujet politique sensible » (conclusions de l’instruction disciplinaire réalisée par la ST2N).

Vous le savez à tel point que, sans le veto – surréaliste – de certains CGTistes à la retraite, mon embauche au sein de la métropole, telle que réfléchie lors de la réunion du 15 janvier 2014 en votre mairie et en présence de Messieurs Anthony BORRE, Philippe PRADAL, Pierre-Paul LEONELLI et Michel OTTO-BRUC, aurait été finalisée (comme vous me l’avez personnellement confirmé en février 2014 en l’établissement de Monsieur André PERINETTI).

Toutes mes tentatives de réinsertion ont été volontairement et systématiquement contrariées depuis ces deux dernières années par ceux-là même qui ont exigé mon licenciement. Enhardis par votre silence, ils ont répandu et martelé l’idée qu’il y avait effectivement un caractère politique à mon licenciement…

Malgré cela, je n’ai eu de cesse de vous proposer gracieusement des projets réalistes de développement et d’amélioration du transport en commun niçois, via vos plus proches collaborateurs et via le site www.etude-du-transport-urbain-de-nice.com

Les dégâts familiaux, moraux et financiers sont immenses et irréversibles : je suis à présent ruiné ; en fin de droit de l’allocation chômage ; brisé par cet acharnement à m’exclure ; profondément blessé par votre silence face à cette situation dont le motif originel n’a nul besoin d’une issue juridique pour être dénoncé (parce que vous savez que ST2N n’était pas concernée par la réflexion du tracé de la ligne 2) ; humilié par les déclarations calomnieuses de trahison envers la ST2N et de mise en péril des Traminots.

Je n’ai d’autre issue que de mettre fin à mes jours en débutant ce jour une grève de la faim.

Je tenais à vous faire prendre conscience, Monsieur, de la finalité de cette situation absurde et devenue insurmontable.

Pascal DELIRE

Nice Matin 2015.10.01. - Grève de la faim.

2015.10.01. Grève de la faim page 001
2015.10.01. Grève de la faim page 002

Date de dernière mise à jour : mercredi, 02 décembre 2015